Verfeil, de l’antiquité au moyen-âge

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Avec la mise à jour du site de Gesta Albigensis, sa simplification et son adaptation aux contraintes du responsive web design, un certain nombre de documents ont été abandonnés, dont tous les travaux de recherche que j’avais effectué sur la seigneurie de Verfeil, du temps où j’en reconstituais le seigneur. Plutôt que tout soit perdu dans les limbes et l’oubli, je reproduis ici le résultat de ces travaux.

Période Gallo-Romaine

Vraisemblablement habité avant l’arrivée des Romains, comme l’attestent les vestiges exhumés près de la Fontaine baptisée (débris de poteries et ossements témoignant d’une occupation Celte), le site de Verfeil l’est encore du Iier au IIIeme siècle avec les villae du Ramel et d’En Caravelles dont on a retrouvé les traces (source n°1 et n°2). Viride Folium ou Castrum Viridisfolii apparaissent.

VIIIème siècle

illus_travaux_verfeil1Sur la plate-forme où s’élève aujourd’hui le château, point culminant de la colline dominant la rive droite du Girou, une enceinte quadrangulaire est construite pour abriter des hommes d’armes accompagnés de leur famille et de leurs animaux. Quelques chaumines de paysans et d’artisans souhaitant une protection s’installent ensuite au pied de la forteresse. Le village grandit lentement. Une église de torchis est érigée. Le château visible actuellement date du XIIème et couvre plus de 3 mille mètres carrés. Il est inscrit sur l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

XIIème siècle

En 1137, l’existence et le nom du château de Verfeil sont attestés. Verfeil jouait un rôle économique certain, son vignoble était réputé. Mais les Seigneurs étaient assez turbulents. Des différents les opposaient régulièrement à leurs voisins, notamment en 1144, où l’arbitrage de Sicard de Lautrec fut nécessaire pour rétablir la paix (source n°1).
Mais revenons à ce qui a marqué ce siècle. Peu après l’ébranlement mystique et religieux de l’an mil, de nouvelles doctrines d’origine chrétienne apparurent. Le tissus social changea également. Une forte poussée démographique couplée à l’insuffisance du système agraire amplifia les différences entre le haut et le bas de la société. Les pauvres devinrent plus nombreux, soumis à des impôts, notamment cléricaux, de plus en plus élevés. Et les riches de leur coté amassèrent des fortunes par le commerce qui commençait à se libérer en Toulousain. Dans ces circonstances, une voie de salut qui rejetait la richesse, l’église officielle, ses sacrements et ses impôts, faisait de la pauvreté un exemple et une vertue ne pouvait que prospérer. C’est dans ce climat propice que se présenta Henri dit de Lausanne. Lausanne car il y avait prêché, mais il était originaire d’Italie (source n°2). Un ancien moine bénédictin, prêcheur infatigable et convainquant, arborant avec fierté ses loques et sa pauvreté, tournant en dérision le clergé et soutenant toutes les thèses plus tard attribuées aux Cathares. Il apparut en 1116 au Mans où, Diacre, il se dressait déjà contre l’Eglise et se faisait finalement chasser. Il parcourut ensuite le Poitou, le Bordelais et la région d’Arles où il rejoignit un autre hérétique, Pierre de Bruys. Leur action fit grand bruit entre 1120 et 1140. Fuyant une vallée du Rhône peu sûre (Pierre de Bruys venait de périr sur le bûcher à Saint-Gilles (source n°2)), Henri de Lausanne s’installa finalement en Toulousain vers 1140, à Verfeil, où on lui fit bon accueil. Il commença ainsi à répandre ses idées dans toute la campagne environnante. Sa parole fit des ravages parmi les paysans du Lauragais. Les églises furent désertées, les prêtres bafoués, les fêtes chrétiennes ignorées, etc. Malgré le concile Toulousain de 1119 ordonnant de réprimer l’hérésie, Alphonse Jourdain, comte de Toulouse, laissa faire. Mieux, la noblesse rurale trouva même un soutien dans cette hérésie à sa lutte pour récupérer les biens détenus par l’Eglise (source n°1). Et les Seigneurs et Chevaliers de Verfeil ne firent pas exception et comptèrent parmi les adeptes du moine Henri. Pour lutter contre Henri, l’Eglise réagit et le pape Eugène II envoya en pays contaminé le cardinal-évêque d’Ostie Albéric, légat pontifical, l’évêque de Chartres et Saint Bernard, abbé de Clairvaux. Ils passèrent par Poitiers, Bordeaux et Cahors. Une fois en Toulousain, Saint Bernard était impatient de confondre Henri de Lausane et les Cathares. Confiant en son éloquence, il se rendit seul à Verfeil en 1147 et provoqua une controverse publique. L’évêque de Chartres écrivit plus tard que Verfeil « contenait autant de partisans des doctrines hérétiques que d’habitants ». C’était donc le lieu idéal pour s’attaquer au venin de l’hérésie. Mais ce fut un échec. Henri de Lausanne fuît devant lui et les habitants de Verfeil allèrent à sa rencontre en conduisant, dit-on, tous les ânes de la localité (source n°3). Les seigneurs de la ville et des environs refusèrent d’écouter son prêche et quittèrent l’église en ricanant et en haussant les épaules, bientôt suivis par les habitants. Saint-Bernard les poursuivit, les haranguant jusque dans les rues, mais sans succès. Les habitants, encouragés par Izarn le Néblat, Major Dominus, Seigneur de Verfeil, frappèrent leur porte et ce fut un vacarme étourdissant (source n°1). Devant tant d’hostilité, Saint Bernard, après avoir « secoué contre eux la poussière de ses pieds », quitta les lieux, cette « Ville de Satan » en prononçant un anathème « Viredefolium desiccet te Deus » (« Verfeil ….cité de la verte feuille… que Dieu te dessèche. »). Durant les sept années qui suivirent, les sécheresses se succèdèrent dans le pays (source n°4). Les habitants de la cité henricienne furent dans l’obligation d’aller avec des charrettes chercher l’eau dans des outres à une fontaine du Bourg portant le nom de Fount Baler (source n°5).Cela se révéla vraiment difficile pour les Seigneurs de Verfeil et les chevaliers pèrirent dans la douleur et la misère. Le principal Seigneur, le vieil Isarn, âgé d’environ quatre-vingt-dix ans, fut obligé de quitter son fief et d’aller habiter à Toulouse où il vécut misérablement avec un seul roncin. Ce fut désormais lo Neblat, c’est-à-dire celui qui a été flétri, comme les plantes du jardin sont parfois flétries. (source n°6). Dans un autre texte, on cite (Est-ce le même personnage ? Je le pense.), Sire Isarn de Fanjaux, ancien Majordome (Major Dominus donc) de Verfeil et alors centenaire vivant a Toulouse dans la pauvreté et réduit à un seul roussin (source n°4). Quand la sécheresse prit fin, le premier arbre qui eut de nouveau des feuilles fut un figuier. C’est depuis ce jour que les armes de la famille Verfeil (et plus tard de la ville) portent un arbre de cette espèce s’accrochant à un sol aride et dénudé. D’argent, au figuier de sinople, terrassé de même (confirmé par la source n°7).

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Guillaume de Puylaurens, s’appuyant sur un ancien document, assure qu’en 1145, donc avant la sécheresse, Verfeil comptait pas moins de cent maisons de chevaliers « ayant armes, bannières et chevaux » (source n°8).Un autre texte précise aussi que ces cents chevaliers favorisaient bien l’hérésie (source n°9). Bien plus tard, en 1172, on trouve trace de pillages de terres cléricales par les Seigneurs de Verfeil, notamment les domaines des religieux de Saint-Sernin, sur les bords du Tarn, qui en appellent alors à Toulouse pour les aider (source n°8). L’Hérésie du moine Henri était toujours installée et l’action de Saint Bernard n’avait pas porté de fruits. Verfeil, encouragés par l’exemple donné par ses Seigneurs, vit ses paysans et artisans ruraux refuser de payer la dîme et des autres droits ecclésiastiques et déserter les églises. Le village devint une place forte du Catharisme où les adeptes de la doctrine vivaient en liberté et bien peu d’habitants moururent sans avoir reçu le consolamentum (source n°1).<br>
Ainsi, durant le XIIème siècle jusqu’au tout début du XIIIème siècle, les seigneurs de Verfeil étaient manifestement des Seigneurs importants. En plus d’être un des 11 syndics particuliers de Toulouse, il y avait aussi un Viguier chargé de départager les querelles entre seigneurs du voisinage (source n°20) et les seigneurs possédaient également d’autres terres ailleurs (aux Schirs, aux Mazels et l’Olmède) qu’ils louaient à l’abbé de St Sernin contre une censive de 6 deniers Toulousains ou encore des terres à Aussone (source n°21).

XIIIème siècle

En 1200, Jourdain II, Seigneur de l’Isle donna en héritage à son deuxième fils plusieurs châteaux dont celui de Verfeil. Izarn de Verfeil fut témoin de l’acte (source n°8). Les Seigneurs de Verfeil étaient alors des pillards qui rançonnaient les convois se rendant à Toulouse, affirmant avoir le droit de lever un péage. C’était une industrie fructueuse qui enrichit le village (source n°2). Mais le 25 juin 1203, l’armée des Capitouls Toulousains marcha sur Verfeil afin de faire cesser ces brigandages. Le combat n’eut pas lieu car les Seigneurs de Verfeil se rendirent. Représentés par seize délégués, dont Izarn de Verfeil et Bertrand de Cap-denier, ils exemptèrent les Toulousains de tout droit de leude sur leur territoire. Le traité impliquait aussi une renonciation réciproque aux dommages et représailles. Ce traité nous donne les noms de nombreux chevaliers et prud’hommes Verfeillois : Isarn de Verfeil, Bertrand de Capdenier, Uc Isarn, Bertran Galambrus, Uc de Siguret, Raimon Isarn, Peire Saquet, Raimon d’Aragon, Guilhem Raimon, At Isarn, Assalit, Pons Forner, Guilhem Uc, Guilhem Calvet et Sicard Arman (sources n°1 et n°10).
Parallèlement, les hérétiques ne furent jamais aussi bien implantés à Verfeil. La population verfeilloise comptait de zélés admirateurs des « parfaits ».
Un autre saint, Dominique de Guzman (sous-prieur de son chapitre, fondateur de l’ordre des Dominicains, futur fer de lance de l’inquisition), se rendit, en 1206 à Verfeil pour confondre les défenseurs du catharisme. Il était soutenu par l’abbé de Citeaux, Pierre le Vénérable et Diégo d’Ajebez, évêque d’Osma. Les trois missionnaires se présentèrent aux portes, en cilice et pieds nus, afin d’opposer aux accusations portées contre le goût ecclésiastique d’un luxueux confort, un vivant démenti. Malgré leur puissance dialectique, ils ne purent avoir raison de leurs adversaires qui comptaient parmi eux Arnaud Arrufat, Pons Jourda, Guillaume Salamon et Arcurant Ros, les « parfaits » de Verfeil (sources n°11). Comme l’avait fait avant lui l’abbé de Clairvaux, Dominique repartit furieux et Verfeil resta inébranlable dans ses convictions Cathares. Plus tard, il demandera à Simon de Montfort de faire payer aux Verfeillois leur entêtement impie. A ce moment, et d’après une déclaration devant l’inquisition que fera plus tard Guillabert Bousquet, un habitant de Drémil affirma que Verfeil comptait peu d’hommes qui ne fussent hérétiques. Guillaume Salamon était Diacre de Verfeil (d’ailleurs le dernier…), Verfeil étant un des 8 diaconés Cathares connus pour l’époque. Arnaud Arrufat donna le consolament, à Verfeil, à un jeune chevalier, Matfre de Paulhac. Ils firent également donner des leçons de grammaire à ce jeune garçon pour qu’il devint « un grand pilier » de l’église Cathare (sources n°11).
En septembre 1213 a eut lieu la terrible bataille de Muret, qui marquera le déclin des seigneuries méridionales et une première victoire de la croisade. Un texte qui ne date pas de l’époque et qu’il convient donc de traiter avec un certain recul laisse penser que les seigneurs de Verfeil y auraient participé (source n°22). Mais les recherches sur ce point sont encore en cours et ne peuvent être conclues en l’état.

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Le 4 juin 1214, Simon de Montfort, fait comte de Toulouse par le IVe Concile du Latran – tandis que Raymond VI, vaincu à Muret, resta maître de sa bonne ville – donna à Foulques, évêque de Toulouse et à ses successeurs le « Château de Verfeil avec une vingtaine de villages en dépendant sous la redevance d’un chevalier armé en cas qu’il y eût guerre dans le pays » (source n°4). Les notables du bourg, à la tête desquels figurait toujours Isarn le Néblat, cherchèrent refuge à Toulouse en compagnie des parfaits Guilhem Salomon et Arnaud Arrufat. Les Seigneurs de Verfeil, Boccart et Bernard Jouda furent donc dépossédés (source n°1).<br>

Dans les années 1220, une guerre de reconquête fut menée par les grands Seigneurs méridionaux, notamment le Comte de Foix en Lauragais, qui libéra la région. Cela permit aux cathares de reconstituer quelques communautés et c’est ainsi que l’on voit un Arnaud de Verfeil apparaître parmi les Cathares de Fanjeaux. Cet Arnaud de Verfeil était parfait à Caraman et aussi un prédicateur itinérant (source n°12). En 1227, Raymond VII, repris Saint-Paul-Cap-De-Joux. Guilhabert de Castres y refonda aussitôt l’évéché Cathare du Toulousain. Il avait autour de lui, notamment, le Diacre de Verfeil Guillaume Salamon (source n°13).
Le traité de Meaux signé en 1229 par le comte de Toulouse, définitivement vaincu, et Blanche de Castille, confirme la donation faite par le chef des agresseurs du Nord, au prélat toulousain: « Je laisse, écrit Raymond, Verfeil et le village de Las Bordes à l’évêque de Toulouse et au fils de Raymond de Lyliers, conformément au don que le feu roi Louis et le comte de Montfort leur en ont fait, à condition toutefois que l’évêque de Toulouse me rendra les devoirs auxquels il était tenu envers le comte de Montfort ». De Verfeil dépendent également vingt forts ou châteaux qui sont aussi dans la donation (source n°14). En 1230, l’évêque Foulques fut amener à trouver un accord amiable avec les anciens Seigneurs et Chevaliers du château de Verfeil car il n’était prudent ni pour lui ni pour son clergé de poursuivre la guerre que lui faisaient quelques faydits par le conseil et avec l’assentiment des plus hauts personnages. Par crainte de les rencontrer il était obligé de s’entourer constamment d’une escorte bien armée lorsque tout le reste du pays jouissait de la sécurité de la paix (source n°4). Pourtant, pendant les chasses inquisitoriales, la collecte des dîmes de l’évêque est entravée, son clergé poursuivi et son domaine de Verfeil ravagé.
Malgré cela, le nid hérétique de Verfeil semblait solide puisque le 8 mai 1245, des Chevaliers « de Verfeil », étaient encore condamnés pour hérésie comme Auger et Raymond Calvet (source n°15). Ainsi qu’un P. Donat le 25 août 1247. Le 15 juin 1273, le curé de Saint-Étienne de Toulouse, reçut les aveux de Pétronille de Castanet de Verfeil. L’Evêque Foulques réconcilia aussi Bernarde Targueira, épouse de Pons Gran et de Matfred de Paulhac, qui avait été quatorze ans hérétique « revêtu » à Verfeil. Sans précision franche sur la date. (source n°16).
En 1279, à la suite de contestations royales et de justifications archiépiscopales, Philippe III le Hardi reconnait les droits de l’archevêque par une charte donnée à l’Hôpital-les-Corbeil. On trouve précision qu’à cette époque, Verfeil est encore dévoué aux Vaudois et la maison des Raymonds (source n°17).

XIVème siècle

Au tout début du XIVème siècle, entre 1308 et 1329, l’un des derniers parfaits Cathares, Pierre Autier, tenta de rallumer la flamme de l’hérésie. Avec ses disciples, parmi lesquels se trouvait Guilhem Bélibaste, le dernier parfait mort en Languedoc, Pierre Autier tenta de pénétrer dans les régions qui, avant la croisade, avaient fourni à l’hérésie tant de croyants et de sympathisants. Ainsi, il passa notamment par Verfeil (mais aussi Villemur, Lavaur, Lanta, Caraman et dans plusieurs localités du Lauragais: Les Cassès, Saint Papoul, Villemagne, Le Mas Sainte Puelles, Fanjeaux) (source n°18).

 

Autres siècles ou détails

Beaucoup de choses concernent encore Verfeil dans les siècles qui suivent, notamment toujours les guerres de religion puisque Verfeil sera majoritairement protestante et qu’elle accueillera une conférence importante pour le réconciliation entre le Pape et la Navarre en 1595. Cette conférence, dite de Verfeil et peu connue de l’Histoire, réunît des chefs ligueurs et des envoyés du futur Henri IV pour arriver à une entente qui mit fin à la guerre et qui assurât la reconnaissance du nouveau Roi.

Autre fait, Nathalie, fille de la comtesse de Ségur épousa le baron Paul de Mallaret, propriétaire du domaine de Mallaret à Verfeil où le couple s’installa. C’est là que naquirent Camille et Madeleine, deux petites filles adorées de leur grand-mère qui leur raconte de belles histoires. La Comtesse de Ségur y vécut ainsi un temps et l’on trouve encore la tombe des deux « Petites filles modèles », ses petites filles, qui servirent de base à ce roman en 1858 et pour qui elle écrivit également les « Nouveaux contes de fées ».
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Mais notre reconstitution de la Seigneurie se bornant à la période de la croisade contre les Albigeoise, nos recherches se sont arrêtées là également.
Autre point. II y avait trois syndics généraux perpétuels aux états de Languedoc chargés de faire connaître les vœux des populations. Outre ces syndics généraux les villes avaient leurs syndics particuliers qui allaient aux états. Le diocèse de Toulouse avait onze villes diocésaines qui assistaient aux états par tour, à savoir Saint Félix de Carmaing, Saint Julien de Gras, Capou, Auterive, Montgiscart, Saint Sulpice, Miremont, Villefranche, Buzet, Montesquieu, Auriac et Verfeil. Ces onze villes maîtresses élisaient tous les ans un de leurs consuls, syndic par tour. Il allait aux états avec le syndic sorti de charge de sorte qu’un syndic y allait deux fois de suite. C’était sur ces villes et ces syndics que l’influence du viguier de Toulouse agissait directement (source n°17).
Un dernier détail curieux, il semblerait aussi qu’il existe une exclamation d’espoir occitane : « Verfeil ! ». Elle traduit, je cite : « la promesse que reverdira le figuier sauvage dans les vignes du Seigneur retrouvant sa généreuse abondance pour peu que le jardinier comme le vendangeur le respectent et l’aiment » (source n°19).

Sources :

  1. « Cahiers d’études cathares », printemps 1988, 11ième série, n°177. L’aventure Cathare à Verfeil, Pierre Gérard, Conservateur en chef des Archives de la région Midi-Pyrénées.
  2. « Verfeil en Toulousain », Etienne Grillou.
  3. « Histoire populaire du Quercy. Des origines à 1800 », Saint-Marty, L.
  4. « Chronique sur la guerre des Albigeois, 1202-1272 », Guillaume de Puylaurens, traduit du latin par Charles Lagarde.
  5. Archives de Bourg-Saint-Bernard, village nommé Fount Baler avant le passage de Saint Bernard à Verfeil.
  6. « Cahier de Fanjeaux n°6, Cathares en Languedoc ».
  7. « Nobiliaire Toulousain, inventaire général des titres probants de noblesse et de dignités nobiliaires », Alphonse Bremond.
  8. « Le consul, le comte et le marchand. Commerce et politique en Toulousain au début du XIIIe siècle », Judicaël Petrowiste.
  9. « Histoire générale de l’église de Toulouse depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours », tome deuxième, Abbé Salvan.
  10.  Archives de la Marie de Toulouse, affaires militaires et marines, AA1/64, manuscrit en latin de 126 feuillets. Concordances trouvées dans les manuscrits AA2/64 et AA3/75).
  11. « L’épopée Cathare, L’invasion 1198-1212 », Michel Roquebert.
  12. « L’épopée Cathare, Mourir à Montségur 1230-1244 », Michel Roquebert.
  13. « L’épopée Cathare, Le lys et la croix 1216-1229 », Michel Roquebert.
  14. « Histoire des comtes de Tolose », Guillaume Catel.
  15. « Histoire de l’Inquisition en France: depuis son établissement au XIIIème siècle, à la suite de la croisade contre les Albigeois, jusqu’en 1772, époque définitive de sa suppression », Volume 2, Étienne Léon Lamothe-Langon (baron de).
  16. « Documents pour servir à l’histoire de l’inquisition dans le Languedoc », M Douais, Evêque de Beauvais.
  17. « Les descendants des Albigeois et des Huguenots ou les mémoires de la famille Portal ».
  18. « Le Languedoc Cathare et l’Inquisition, 1229-1329 », Elie Griffe.
  19. « Cahiers d’études cathares », volume 46.
  20. Actes et sentences, archives cartulaires de St Sernin.
  21. « Aussonne, ses seigneurs et son église – 1148-1793 », M. Aragon, curé de Saint-Julia, Ancien curé d’Aussonne, 1896.
  22. « L’Épopée toulousaine, ou la Guerre des Albigeois, poème en 24 chants avec des notes historiques », tome 1, Florentin Ducos, 1850

 

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